Exposition itinérante "Divines cartes à jouer"
Usage détourné des cartes à jouer

 

 

la réutilisation des cartes à jouer
 

Jusqu’en 1816, le dos des cartes devait être obligatoirement blanc afin d’éviter les tentatives de fraude. Chaque année, des milliers de cartes étaient bonnes pour le rebut. Par souci d’économie, elles furent donc utilisées à d’autres fins. Ainsi, le dos des cartes servit de toutes les manières possibles : fiches de catalogue de la Bibliothèque Nationale, signets dans les liasses de notaires, billets de police, laissez-passer, reconnaissances de dettes, doux messages, cartes de commerce, publicités… Au début du XVIIIe, un enseignant (il eut comme élèves les propres enfants de Louis XV !), Louis Dumas, inspiré par son voisin imprimeur, a l’idée d’inscrire au pochoir, sur le dos des cartes des lettres, des syllabes, des mots ou des signes de ponctuation. Ces cartes sont rangées dans les cases d’un meuble qu’il nomme bureau typographique et servent à apprendre la lecture et l’orthographe aux jeunes enfants.



 
 
      Bureau typographique collection Jean Verame

 

 
 



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